L’Insee table sur un taux de croissance de 2,1% en 2007

Après un début d’année en demi-teinte, la croissance française devrait s’accélérer à partir du deuxième trimestre grâce à l’amélioration du contexte international et surtout au fort rebond de la consommation des ménages, et devrait s’élever à 2,1% du PIB sur l’ensemble de l’année 2007, estime l’Insee.
La croissance française serait ainsi similaire à celle enregistrée en 2006, qui avait atteint 2,2%, mais inférieure pour la deuxième année consécutive à celle de l’ensemble des pays de la zone euro, où la croissance devrait atteindre 2,8% cette année, précise l’Insee dans son dernier point de conjoncture publié ce vendredi.
Selon l’Institut national de la statistique, le PIB français devrait progresser de 0,6% au deuxième trimestre, puis de 0,7% aux deux trimestres suivants, après une hausse de 0,5% sur les trois premiers mois de l’année. Cette performance se situerait aussi dans la fourchette basse des prévisions du gouvernement, qui table sur une croissance comprise entre 2% et 2,5%.
Traditionnel moteur de la croissance française, la consommation des ménages a été atone au premier trimestre (+0,3% seulement), affectée par une forte baisse de la consommation d’énergie en raison des températures clémentes de l’hiver et par une remontée du taux d’épargne.
"Mais cette situation est temporaire. La consommation des ménages devrait réaccélérer à partir du printemps, grâce à la hausse de leurs revenus, alimentée par les créations d’emplois et la baisse des impôts et de l’inflation", a commenté Eric Dubois, chef du département de la conjoncture de l’Insee, lors d’une conférence de presse jeudi.
L’institut de conjoncture table ainsi sur une hausse de 0,9% des dépenses de consommation des ménages chaque trimestre à partir du deuxième trimestre, et de 2,3% sur l’ensemble de l’année, comme en 2006.
Les 300.000 créations d’emplois attendues cette année par l’Insee, contre 256.000 l’an dernier, devraient soutenir la consommation des ménages, qui bénéficiera aussi des baisses d’impôts intervenues en début d’année avec la modification du barème de l’impôt sur le revenu et, fin 2007, des premiers effets des "mesures Sarkozy", avec notamment la détaxation des heures supplémentaires, estime l’Insee. "Au total, la baisse des prélèvements sur les ménages et la modération de l’inflation devraient apporter à eux seuls près d’un point de croissance supplémentaire au revenu réel par rapport à 2006", écrit l’Insee dans sa note de conjoncture.
En raison de la controverse actuelle entourant le calcul des chiffres du chômage, l’Insee s’est abstenu de donner une prévision sur le taux de chômage à la fin de l’année, mais estime qu’il devrait continuer à baisser. Fin décembre 2006, il s’élevait à 8,6% de la population active, avant de tomber à 8,2% en avril, son plus bas niveau depuis 25 ans.
En revanche, l’autre mesure phare du programme du nouveau gouvernement, la déduction des intérêts d’emprunt immobiliers, ne devrait soutenir que marginalement l’investissement des ménages dans l’immobilier, en déclin depuis début 2006 en raison de la hausse des prix. Au total, l’investissement des ménages ne devrait progresser que de 0,4% cette année, après une augmentation de 4,5% en 2006 et de 6,2% en 2005, prévoit l’Insee.
Les exportations devraient profiter de l’amélioration de la conjoncture internationale attendue dès le deuxième trimestre, grâce notamment à la bonne santé des partenaires européens de la France, au premier rang desquels l’Allemagne, qui a réussi à absorber le choc de la hausse de la TVA.
Mais, si l’Insee prévoit des exportations en hausse de 3,1%, les importations continueraient d’augmenter à un rythme plus rapide, de 4,1%, ce qui devrait se traduire par une contribution négative de 0,3 point au PIB en 2007, comme en 2006. "C’est sans doute ce qui explique que la France ait une croissance plus faible que celle du reste de la zone euro. La croissance des exportations reste inférieure à ce qu’elle devrait être compte tenu de la compétitivité prix de la France", conclut Eric Dubois. AP
jp/sll


6 Responses to “Un petit rapport de l'INSEE intéressant ?”

  • orages2007:

    Oui, il ressort une évidence : que la baisse de la fiscalité va libérer l’économie et générer de la croissance.
    L’explication du décalage de taux de croissance entre la france et ses voisins européens par les prélèvements collectifs est évidente.

  • Marie:

    vous avez tout compris. ?..pouvez vous nous expliquer en deux mots ? Merci…..

  • Kheops I:

    2.1 % de croissance, mais c’est byzance !!! la France est l’eldorado de l’Europe ! MDR, ca fait 5 ans que l’UMP gouverne en essayant d’atteindre 3.5% de croissance, sans succes, maintenant ils en sont a se rejouir a l’UMP de 2.1% de croissance. Compare avec le taux de croissance des autres pays europeens ma grande Martine.

    Je retiens de cet article : "inférieure pour la deuxième année consécutive à celle de l’ensemble des pays de la zone euro, où la croissance devrait atteindre 2,8% cette année, précise l’Insee"

  • game_over:

    c’est exactement ce que je pense ;o)
    mais la baisse du taux de chômage est toujours liée au papy-boum, rien d’étonnant.
    Rien de très positif en fait.

  • odilelaverte:

    Le problème, c’est que la croissance ne se décrète pas. Quand on comprendra çà en France…

  • raziayello:

    l’insee a toujours menti ment encore mentira tout le temps

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